Installer une routine créative

Image par Gerd Altmann de Pixabay

Ce n’est pas le titre le plus sexy de la planète. Le mot “routine” à lui seul fait facilement naître une grimace intérieure, voire affichée, ou provoque un soupir à la seule considération de l’effort qu’il sous-entend. Pour quelques-uns, il sera plus favorablement associé à la sécurité, au ronron rassurant du connu. Sur ce sujet comme tous les autres, la nature n’est pas équitable, aussi certains seront dotés à la naissance d’une prédisposition au train-train, d’une bonne dose de persévérance naturelle. Les moins favorisés dans ce domaine auront maille à partir avec un caractère dispersé et aventureux qui sèmera quelques embûches sur la route de la discipline, fût-elle créative. Quel que soit notre capital de départ, pour parvenir à concrétiser un projet, il faut un plan et composer avec notre caractère. Pour relever ce défi, toujours en mouvement, j’ai tenté diverses approches.

La matrice d’Eisenhower

Cette méthode d’organisation porte le nom du président américain qui aurait inspiré sa conception. Elle se résume en deux axes, abscisse et ordonnée, sur lesquels on évalue pour une tâche donnée, son importance d’une part, et son urgence d’autre part.

Commencer par ce qui est urgent et important devient la priorité du jour. On peut procéder ainsi pour hiérarchiser toutes nos activités. La plupart du temps, c’est la voie royale pour me dégager du stress et me rendre disponible émotionnellement pour la création. Avoir des soucis en tête n’est pas la meilleure voie pour créer ! Tout irait parfaitement bien dans le meilleur des mondes si la “to-do-list” quotidienne n’était pas si longue avant d’en arriver au projet. Cela pose donc la question de l’importance que j’accorde à mon objectif, en l’occurrence : écrire une fiction (je vous laisse remplacer cet objectif personnel par le vôtre : apprendre la peinture, coudre ses propres vêtements, cuisiner comme un chef, etc.). Réserver du temps à la créativité n’est pas considéré comme essentiel dans notre société. Ou alors elle doit être très orientée, canalisée à des fins commerciales. Dès lors qu’elle ne produit rien de solvable dans l’immédiat, on pourrait même voir poindre de la culpabilité à l’idée de lui réserver une place de choix dans notre emploi du temps. Pourtant, la créativité c’est la vie. Que pourrait-il y avoir de plus sacré que l’expression de la vie elle-même ?

La remise en question est lancée. Mes repères commencent à se brouiller m’obligeant à naviguer à vue vers cette nouvelle et inévitable répartition des prévalences si je veux aboutir.

Les carnets

Cette semaine, j’inaugure un nouvel outil, les carnets. Dits comme cela, ils n’ont pas l’air d’un arsenal très impressionnant. Il est trop tôt pour savoir si ce sont de véritables armes fatales pour éradiquer les obstacles et nourrir le projet. Mais ils sont en position, parfois en plusieurs exemplaires : sur le bureau, la table de chevet, dans le sac à main. Ils ont tous une fonction différente. L’un pour noter les idées ou les pistes de développement ; l’autre pour compiler la documentation et les recherches ; un troisième pour inscrire le détail des sessions de travail. Ce dernier m’intéresse tout particulièrement. Il me permettra d’observer quelles conditions sont favorables à l’écriture comme à identifier les freins. Nous en reparlerons !

Et vous, avez-vous des astuces qui vous ont aidé à installer ou maintenir une routine créative ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *